In-cosmetics Global 2026

Biotechnologies, régénération, multifonctionnalité et bien-être

Par Anaïs BONNEFOY

L’édition 2026 d’in-cosmetics Global confirme une évolution déjà perceptible ces dernières années : l’innovation ne se limite plus au lancement de nouveaux ingrédients, mais s’appuie de plus en plus sur la reformulation d’actifs établis, l’optimisation des systèmes de délivrance et l’élargissement des bénéfices revendiqués. Au milieu de la diversité des lancements présentés, plusieurs tendances se dégagent : réinvention des actifs historiques, développement de solutions inspirées de la médecine régénérative, extension des logiques du skincare à d’autres catégories, et valorisation croissante du bien-être émotionnel et sensoriel. Ces orientations traduisent une cosmétique plus attentive à la polyvalence des formules et à l’articulation entre efficacité, usage et durabilité.

Les Pigments en maquillage

Entre science des matériaux et stratégies de formulation

Par Anaïs BONNEFOY, avec l’expertise de Stéphane NICOLAS (Orali Conseil) et Aurélie BANCO (Grolman)

Impossible d’envisager le maquillage sans pigments. Ils sont à l’origine des teintes, mais aussi du rendu et du comportement du produit à l’application. Leur utilisation en formulation repose sur des choix techniques, qui doivent concilier propriétés physico-chimiques, contraintes réglementaires et attentes consommateurs.

Cet article propose un panorama des principaux types de pigments utilisés en maquillage, ainsi que les principales stratégies de formulation associées. Il s’inscrit dans une série consacrée au maquillage et en constitue le troisième et dernier volet, en amont des prochaines RENCONTRES SFC, qui aborderont plus en détail les enjeux de conception, d’évaluation et d’innovation.

Cet article a été réalisé avec la contribution de Stéphane NICOLAS, consultant spécialiste des pigments (Orali Conseil), et d’Aurélie BANCO, responsable technico-commerciale (Grolman).

Tendances maquillage

Entre hybridation, technologie et nouveaux usages

Par Anaïs BONNEFOY

Longtemps envisagé comme une étape venant après le soin, le maquillage tend aujourd’hui à s’en rapprocher, voire à s’y confondre. Cela traduit une modification des attentes, orientées vers des produits multifonctionnels, adaptés à des usages variés et intégrant des contraintes environnementales, sociétales et technologiques [1] [2].

Cet article analyse cinq dynamiques clés de la catégorie maquillage, illustrées par des exemples récents observés sur différents marchés. Il constitue la seconde partie d’une série consacrée au maquillage, en amont des prochaines RENCONTRES SFC, qui aborderont plus en détail les implications en matière de conception, d’évaluation et d’innovation.

Le Maquillage à travers le monde

Usages, gestuelles et logiques d’application

Par Anaïs BONNEFOY

S’il est souvent associé à une fonction purement décorative, le maquillage répond avant tout à un besoin d’estime de soi. Il participe au sentiment d’assurance et de confort dans les interactions quotidiennes, et ce dans la plupart des cultures. Il est d’ailleurs souvent abordé comme une catégorie uniforme, reposant sur des produits, des gestes et des promesses supposés identiques.

Dans les faits, ses fonctions varient sensiblement selon les régions du monde. Il peut servir à homogénéiser la peau, remodeler les volumes du visage, accentuer certains traits ou encore maintenir une présentation stable dans des conditions environnementales particulières.

Ces écarts ne relèvent pas uniquement de préférences esthétiques : ils orientent directement les attentes en matière de texture, de couvrance, de tenue ou de mode d’application. Derrière une même dénomination – fond de teint, rouge à lèvres ou eyeliner – coexistent ainsi des usages et des niveaux de performance très différents.

Ce tour d’horizon propose d’examiner quelques marchés clés, représentatifs de logiques d’usage distinctes. Il constitue la première partie d’une série consacrée au maquillage, en amont des prochaines RENCONTRES SFC, qui aborderont plus en détail les implications en matière de conception, d’évaluation et d’innovation.

Résumé de l’International Symposium 2025

Cosmetic Science, Shaping the Future”

Par Magali BOREL

Dans l’industrie cosmétique, l’innovation demeure un levier essentiel de différentiation pour les fournisseurs d’actifs et pour les marques de produits finis. A l’occasion de la 19e édition de
l’International Symposium SFC « Cosmetic Science, Shaping the Future », les dernières avancées scientifiques et technologiques de la sphère cosmétique ont été présentées pour nourrir et inspirer
le développement des produits de demain.
Nouvelles voies biologiques, mécanismes d’action émergents, méthodes d’évaluation innovantes et intelligence artificielle ont rythmé les échanges.

Hors-série : résumé du congrès IFSCC 2025

Vers une cosmétique augmentée : entre nature, intelligence artificielle, émotions et durabilité

Par Anaïs BONNEFOY

Lors du congrès IFSCC 2025, placé sous le thème « The Future is Science », la cosmétique a illustré sa capacité à se transformer et à se redéfinir face aux enjeux de durabilité et à l’évolution rapide des technologies. Cette évolution s’appuie sur une observation renouvelée du vivant, dont les stratégies d’adaptation inspirent la conception d’ingrédients, de formules et de packagings durables et biocompatibles.

La peau illustre cette capacité d’ajustement continu : sa pigmentation, modulée au fil des migrations, témoigne de la plasticité du vivant face à l’environnement. Sa diversité, façonnée par des facteurs génétiques, culturels et comportementaux, inspire aujourd’hui une approche du soin plus fonctionnelle et inclusive [1].

L’intelligence artificielle (IA) et les technologies biométriques ouvrent de nouveaux champs d’exploration. Elles permettent d’analyser, de modéliser et de prédire à une échelle inédite, tout en optimisant la recherche et la formulation. Loin de remplacer la créativité humaine, l’IA l’amplifie, devenant un outil d’intelligence augmentée au service d’une innovation explicable et durable [2].

En intégrant la dimension du ressenti, la cosmétique relie données biologiques, émotions et perceptions sensorielles. La beauté s’envisage comme une expérience holistique, où le soin, la technologie et le bien-être se rejoignent.

Les microbiotes

Interconnexions, modulation et nouvelles approches d’évaluation

Par Anaïs BONNEFOY

L’être humain abrite une multitude de microbiotes : intestinal, cutané, buccal, vaginal, pulmonaire, qui interagissent étroitement avec leur hôte et participent au maintien de l’homéostasie. Ces communautés microbiennes assurent des fonctions essentielles de défense, de régulation immunitaire et de métabolisme.

Longtemps étudié sous un angle descriptif, ils sont aujourd’hui envisagés comme des acteurs biologiques à part entière et des cibles fonctionnelles. Les progrès récents des technologies d’analyse et de modélisation permettent de dépasser la simple cartographie des espèces pour explorer leurs fonctions métaboliques, leurs interactions avec les cellules et leur modulation par des actifs spécifiques tels que les prébiotiques, probiotiques et postbiotiques.

Parmi eux, le microbiote cutané représente un modèle d’étude privilégié : à l’interface entre l’organisme et l’environnement, il illustre la complexité et la richesse des échanges entre hôte et micro-organismes.

Cet article a bénéficié de l’expertise de Rached ISMAIL, microbiologiste à l’Université de Rouen Normandie.

Sourcing et extraction : moteurs de la cosmétique de demain

Nouvelles ressources, biotechnologies et procédés innovants

Par Anaïs BONNEFOY

Face aux enjeux croissants de durabilité et de traçabilité, l’innovation cosmétique ne se limite plus à la formulation : elle débute dès le choix des matières premières et des procédés d’obtention. Agriculture verticale, microalgues ou valorisation de co-produits élargissent le spectre des ressources disponibles, tandis que la biotechnologie permet de produire des ingrédients en conditions maîtrisées, indépendants des aléas agricoles. Côté procédés, l’éventail s’est enrichi : solvants biosourcés, fluides supercritiques, extraction enzymatique ou encore approches physiques (micro-ondes, ultrasons) visent à réduire l’impact environnemental tout en garantissant qualité et reproductibilité. Cet article propose un état des lieux des solutions émergentes de sourcing et d’extraction, et s’inscrit en amont du prochain International Symposium de la SFC où ces sujets seront développés.