Le Maquillage à travers le monde

Usages, gestuelles et logiques d’application

Par Anaïs BONNEFOY

S’il est souvent associé à une fonction purement décorative, le maquillage répond avant tout à un besoin d’estime de soi. Il participe au sentiment d’assurance et de confort dans les interactions quotidiennes, et ce dans la plupart des cultures. Il est d’ailleurs souvent abordé comme une catégorie uniforme, reposant sur des produits, des gestes et des promesses supposés identiques.

Dans les faits, ses fonctions varient sensiblement selon les régions du monde. Il peut servir à homogénéiser la peau, remodeler les volumes du visage, accentuer certains traits ou encore maintenir une présentation stable dans des conditions environnementales particulières.

Ces écarts ne relèvent pas uniquement de préférences esthétiques : ils orientent directement les attentes en matière de texture, de couvrance, de tenue ou de mode d’application. Derrière une même dénomination – fond de teint, rouge à lèvres ou eyeliner – coexistent ainsi des usages et des niveaux de performance très différents.

Ce tour d’horizon propose d’examiner quelques marchés clés, représentatifs de logiques d’usage distinctes. Il constitue la première partie d’une série consacrée au maquillage, en amont des prochaines RENCONTRES SFC, qui aborderont plus en détail les implications en matière de conception, d’évaluation et d’innovation.

Autorisation de nouveaux filtres UV en Europe

Un chemin pavé d’embuches (réglementaires)

par Marie Dehlinger

Au cœur de nombreuses polémiques tout au long de l’été, les filtres UV sont des ingrédients cosmétiques particulièrement challengés. A tel point que la nécessité de développer de nouvelles molécules est dans tous les esprits. Mais développer un nouveau filtre UV n’est déjà pas si simple qu’il faut rajouter à la complexité du processus les étapes nécessaires à l’autorisation de sa future utilisation en Europe. Car les filtres UV ne sont pas des ingrédients cosmétiques comme les autres, leur emploi dans une formule cosmétique s’inscrit dans un cadre réglementaire précis. Avant de protéger les consommateurs du soleil, ils doivent ainsi passer avec succès les étapes leur permettant de démontrer leur sécurité d’utilisation, mais aussi montrer patte blanche pour leur profil écotoxicologique.

Les produits solaires, ingrédients controversés

Environnement, santé, efficacité, sensorialité, réglementation

Par Anaïs BONNEFOY

La formulation des produits solaires est l’un des segments de notre marché les plus challengeant mais aussi les plus controversés.

Il s’agit d’assurer une protection totale contre les UVA et UVB, tout en offrant une formule stable, une sensorialité agréable mais aussi en assurant la santé des consommateurs, en limitant au maximum l’impact environnemental, et en maîtrisant le coût. À cela s’ajoute des développements de plus en plus innovants : sans eau, en stick, résistants à la transpiration, pour les cheveux, et bien d’autres encore… un vrai cauchemar pour les formulateurs ! Quels choix s’offrent aujourd’hui à eux ?