Acteurs, mécanismes et nouvelles perspectives
Par Anaïs BONNEFOY
La peau constitue la première ligne de défense entre l’organisme et son environnement. Exposée quotidiennement à de multiples agressions, elle mobilise des mécanismes de défense associant fonction barrière et immunité innée et adaptative.
Une réponse immunitaire bien coordonnée élimine les agents potentiellement dangereux tout en maintenant la tolérance envers les microorganismes commensaux du microbiote et les constituants de l’organisme. Une fois la menace écartée, la réponse immunitaire doit revenir à un état de veille afin d’éviter l’installation d’une inflammation durable. L’immunité cutanée repose ainsi sur un équilibre entre surveillance, activation et régulation.
Les travaux récents mettent en évidence plusieurs spécificités de cette défense locale : la persistance de traces après des épisodes inflammatoires, l’influence du microbiome sur la régulation des réponses immunitaires, le privilège immunitaire de certaines structures comme le follicule pileux, ainsi que les échanges étroits entre cellules immunitaires et système nerveux.